Né à Anvers en 1929, Jacques Zimmermann s’installera rapidement avec sa famille à Bruxelles. C’est là qu’il découvre les paysagistes flamands et hollandais. Il entame des études de dessinateur à l’Institut Saint-Luc de Bruxelles.

 

Après la guerre, en 1951, il commence à exposer à la librairie-galerie Saint-Laurent de Philippe-Edouard Toussaint, où se retrouvent de nombreux jeunes artistes novateurs (Léopold Plomteux, Jo Delahaut, Jean Milo, Camiel Van Breedaem, Jacques Lacomblez, Marie Carlier, etc…), jusqu’à ce qu’il réponde à une petite annonce pour une tournée de marionnettistes au Congo belge où son épouse va l’accompagner. Il sera alors décorateur de théâtre et marionnettiste.

Ce séjour d’un an en Afrique (1955 – 1956) va marquer l’œuvre de Jacques Zimmermann, moins par la rencontre avec l’art africain que par la nature exubérante qu’il découvre au gré de la tournée, et qui restera une source récurrente d’inspiration (« Jacques Zimmermann », Éditions Syllepse).

 

Il adhère, en 1957 au mouvement «  Phases », fondé à Paris par Edouard Jaguer en 1952 – 1953, qui adopte l’éthique du surréalisme. Dès le départ, l’œuvre artistique de Zim a été nourrie par le réalisme magique des perpectives de Chirico.

De 1956 à 1994, il est nommé professeur de composition en dessin à l’Institut Saint-Luc à Bruxelles.

 

Durant les années 1960 et 1970, il mène une triple carrière de peintre, professeur de dessin et marionnettiste. Le poids de cette triple activité est l’une des raisons de l’interruption presque totale de sa carrière de peintre entre 1974 et 1979.

 

C’est pourtant à ce moment que l’abstraction cède le pas à une figuration onirique où dominent des êtres ambigus, à peine dégrossis de leur terreau abstrait, mi-insectes, mi-personnages théâtraux. À côté d’œuvres peintes naissent des œuvres au feutre à essence, grands dessins noir et blanc où Jacques Zimmermann intègre l’influence des dessins d’Albrecht Dürer.

Dans les années 1980, il expose essentiellement à l’International Art Gallery de Lasnes. En 1990, il participe à l’exposition « Phases -Belgique », à Mons, aux côtés des anciens collaborateurs de la revue Edda.

Sa carrière de peintre prend peu à peu le dessus, alors que s’achève sa carrière de marionnettiste, puis, en 1994 , celle d’enseignant. Jacques Zimmermann réalise également des assemblages en bois et métal, fortement inspirés de l’art africain dont il est grand collectionneur. Sa peinture se marie d’ailleurs admirablement avec ce type d’art.

 

En 1996, une rétrospective de son œuvre est organisée à la maison communale de Schaerbeek (Jacques Zimmermann, Itinéraires, Catalogue d’exposition).

En 2001, il est élu Membre de l’Académie Royale des Beaux Art de Belgique.

 

En 2014, il est le récipiendaire du Prix Gaston Bertrand, récompensant « un peintre belge de 45 ans au moins, ayant sa démarche propre et ses moyens inventés par lui, pour rendre visible son monde intérieur ». À cette occasion a lieu une grande rétrospective au Centre d’art du Rouge-Cloître (« Jacques Zimmermann – Lauréat du Prix Gaston Bertrand »)

 

Il aime explorer un monde puissamment onirique qui se situe à la croisée des formes inventées et du paysage imaginaire. Ses tableaux se composent de sensations végétales et minérales, baignées parfois par un soleil rougeoyant ou les lueurs froides des aurores boréales.

Aujourd’hui, à plus de 90 ans, Zim continue à peindre !

 

Œuvres dans les collections de : Musée des Beaux-Arts de Bruxelles, musée des Beaux-Arts de Mons, Crédit Communal de Bruxelles, banque Bruxelles-Lambert, Etat belge, musée royal de Mariemont, Province du Hainaut, Université libre de Bruxelles.